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Mai 2004

Mercredi 5 mai 2004

22h30. Sourire, retour à la maison et nouvelle crise

 

Cette journée de mercredi semblait avoir bien commencé, puisque Aude avait échangé quelques phrases et même souris à sa maman.

Après un tel effort, elle se montrait somnolente, mais a réussi à échanger ainsi avec quelques visiteurs.

Durant toute la matinée, les médecins, les infirmières et nous organisions le retour de Aude à la maison, programmé pour l'après-mdi, après l'administration d'une dernière série de médicaments par intra-veineuse.

Dans l'après-midi, nous avons repris le chemin de la maison, distant de seulement quelques kilomètres de l'hôpital, avec notre voiture. Nous voulions éviter à Aude le stress d'une ambulance et cela ne semblait présenter aucune contreindicaiton pour les médecins.

A peine arrivé à la maison, Aude a commencé à avoir des tremblements intermittents de partie ou de tout le corps, son regard s'est fait agard, elle ne parvenait à nouveau plus à communiquer avec nous, elle avait des gestes incohérents.

Les informières de soins à domicile et de Domus qui avaient rendez-vous avec nous vers 18h00 ont pu constater cet état qui n'est pas un état de crise épileptique, mais qui résulte de la maladie de Aude. En accord avec le pédiatre, elles ont proposé d'administrer à Aude du Prodafalgan vers 19h via le pousse-seringue que nous avons reçu en prêt de l'infirmière-chef de pédiatrie.

 

Comme l'état de Aude n'évoluait pas vers 19h30, pédiatrie a conseillé d'administrer à Aude une demi-ampoule de Cesolix, à base de valium.

 

Vers 20h30, Aude était un peu plus calme. L'infirmière de soins à domicile a donc procédé avec Vieng à l'installation de l'alimentation pérentérale.

Vers 20h50, le pédiatre propose d'administrer la seconde moitié du Cesolix si les tremblements de Aude ne se calments pas. Ce ne sera finalement pas nécessaire. Aude semblait beaucoup plus calme un peu plus tard.

Cette crise peut être dûe à un oedème ou à mini-engagement du tronc lié au transport. On peut espérer une amélioration de l'état de Aude demain, lorsque le médicament sera métabolisé.

Si il y a réexacerbération des mouvements cloniques demain, il faudra par contre envisager d'autres solutions, dont l'administration par intra-veineuse de vallium. Nous redoutons évidemment le pire dans ce cas.

Dans l'Espérance,

Philippe et Vieng

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