L'attente fut très longue, la tension
aussi forte.
L'inquiétude commençait à
prendre place en nous lorsque, vers 12h45, nous avons enfin su
que Aude était en salle de réveil où elle
était placée sous une couverture chauffante.
Nous avons ensuite appris que le neurochirgien
avait bien entenu une remarque de Vieng concernant les systèmes
d'anti-reflux utilisé en dyalise. Il a décidé
d'en prendre compte et d'ajouter un tel système, qui n'était
pas prévu à l'origine, sur le drain de Aude. Ainsi,
même la si la poche est soulevée plus haut que le
corps de Aude, il n'y aura ucun risque que le liquide céphalo-rachidien
ne reflue et n'aie infecter les liquides du cerveau.
Un tel montage a pris plus de temps que prévu
et explique le retard de l'équipe sur l'horaire "idéal"
qui nous avait été présenté lors
de la dernière réunion.
Le pédiatre J-J a assisté a
toute l'opération et est venu en personne nous informer
que tout s'était passé comme prévu.
Côté anti-douleur, Aude n'a pas
reçu un milligramme de morphine. Notre crainte était
en effet qu'elle ne connaissent les mêmes difficultés
à se réveiller qu'en post-opératoire lors
des opérations précédentes.
Pour l'intervention, l'anethésiste
a endormi Aude progressivement avec du Diprivan, un anesthésiant
par intraveineuse qui avait déjà été
utilisé sur Aude notamment lors de toutes les séances
de radiothérapie il y a 3 ans. Il évitait ainsi
à Aude le désagrément d'un masque qu'elle
n'a jamais apprécié dans le passé. Ceci
a aussi demandé une surveillance adaptée pour le
réveil de Aude.
Le système de drain mis en place constitue
le montage optimal pour ne pas avoir de difficultés par
la suite. Le drain bactériologique a été
mis en place au même endroit que celui de dimanche il y
a 9 jours, sous le ventricule droit. Aucun fil ni agraphe n'a
été utilisée au niveau supérieur.
Dans sa partie inférieure, la valve
est externe et donc visible à l'oeil nu.
Sur le circuit mis en place, de manière
à éviter toute catastrophe si la poche de récolte
était soulevée plus haut que la valve par inadvertance.
Il faut bien sûr éviter à tout prix que du
liquide céphalo-rachidien ne prenne le chemin inverse
à celui souhaité et n'aie contaminé le liquide
sain du cerveau de quelque manière que ce soit. Comme
il n'existe pas de tel système proposé en standard
avec les kits de drainage, le neurochirurgien a combiné
le drain avec un système emprunté à un système
de distribution de morphine. Ceci explique qu'il a souhaité
garder Aude sous sa propre surveillance pour s'assurer de l'efficacité
du drainage et de ce système d'anti-reflux après
l'opération et le fait qu'on ne nous a pas appelé
plus tôt.
Ne voyant pas Aude remonter, le pédiatre
est finalement redescendu lui-même et seul en salle de
réveil. Devinez notre inquiétude !
Dans l'Espérance,
Philippe et Vieng