Prends la route mais laisse-toi
façonner par le chemin,
car c'est le chemin qui fait l'homme
Il se fait tard. Ce dimanche après-midi
a encore été rude.
Aude a reçu le Témodal vers
12H00 par voie orale. Vers 13h30, elle vomissait à nouveau,
suscitant la crainte qu'elle ne l'aie pas entièrement
absorbé.
Comme Cyrille avait encore de la fièvre,
je l'ai déposé chez Bénédicte avant
de rejoindre l'hôpital. Lorsque je suis arrivé,
Aude n'avait encore rien mangé. J'ai réussi à
la convaincre d'avaler 2 noisettes de croquettes, rien de plus.
Elle a bu 2 gorgées de grenadine enrichie au Nutrical.
Elle a ensuite demandé pour jouer avec
moi au domino des lettres et au mémory des animaux. Elle
a ensuite exprimé le besoin de se reposer.
Tout l'après-midi, Aude était
déprimée, visiblement déçue aussi
de ne pas avoir de visites ou d'appels téléphoniques
de ses amis. Nous lui avons proposé d'appeler elle-même
ses copains et copines, ce qui lui a rendu un peu le sourire.
Une heure et demi plus tard, elle vomissait
tout une fois de plus. Nous ne savons plus quoi faire. Aude dit
qu'elle a mal dans la tête lorsqu'elle a envie de vomir.
Que faire ? Aude a fort maigri ces 2 dernières semaines
et si elle ne mange pas et en plus régurgite ce qu'elle
mange, nous allons droit à la catastrophe. Elle est très
affaiblie. Nous sommes très inquiets. Vieng discutera
demain avec un médecin pour évaluer la possibilité
d'une alimentation pérentérale, mais sera-t-il
seulement possible de laisser Aude hospitalisée dans un
service de chirurgie une fois que les fils auront été
enlevés ?
Lorsque Aude a reçu la communion que
je lui avais rapportée de l'Eucharistie de ce matin, je
n'ai pu m'empêcher de repenser au témoignage exceptionnel
de Marthe Robin, dont nous avons visité la demeure le
30 mai dernier avec nos enfants. Elle avait eu la grâce
excetionnelle de vivre pendant des années en ne recevant
aucun aliment autre que l'Eucharistie et avait accepté
ses souffrance dans un abandon mystique à notre créateur.
Aude donne de nombreux signes de déprime.
Je ne l'avais jamais vue comme cela. Elle a toutefois retrouvé
le sourire le soir lorsque Cyrille est arrivé avec Bénédicte
et Christine (l'institutrice de Cyrille). Les appels téléphoniques
de plusieurs de ses amies l'ont également réjouie.
Je ne suis toutefois pas resté très
longtemps, car il fallait que j'aille rechercher Xavier et Antoine
près de Charleroi, avant de rentrer les mettre au lit
à la maison.
Dans l'Espérance,
Philippe et Vieng