De part et d'autre, nous recevons de multiples
témoignages d'amitiés. Pardonnez-moi si je ne consacre
pas de temps à y répondre individuellement. C'est
quasi impossible pour moi pour le moment.
Parmi ces témoignages, je voudrais
simplement épingler (devrais-je dire clouer sur notre
croix ? ) cette prière qu'une amie m'a transmise et que
je reprends ici avec l'accord de son auteur. Elle est tirée
de la revue Prier de mars 2004 (http://www.prier.org/,
mais semble avoir été écrite pour nous,
comme le comprendrons ceux qui suivent notre parcours depuis
des mois. Elle a pour titre "La joie du chemin". Je
vous propose de la méditer avec nous :
Dieu ne nous attend pas seulement là-bas,
au terme du parcours.
Mais, il est déjà ici, avec toi, sur le chemin
que tu as pris pour le rencontrer.
Alors, ouvre tes yeux, tes oreilles, tes narines.
Regarde autour de toi.
Écoute la route où Dieu te parle.
Entends le gravier crisser sous tes pas.
Là, arrête-toi, ou plutôt, non,
ne t'arrête même pas,
ce serait encore mettre la main sur le don
que Dieu veut te faire sur le chemin.
Marche lentement, avance.
Entends le gravier crisser sous tes pas.
Prends la route mais laisse-toi
façonner par le chemin,
car c'est le chemin qui fait l'homme
et le Dieu fait homme s'est fait chemin
pour que l'homme devienne Dieu.
fr. Xavier Loppinet, o. p.. Animateur d'une de "retraites
dans la ville", un site internet qui offre tous ceux d'entre
vous qui n'ont pas le temps de faire une pause ou la possibilité
de se déplacer, une retraite en ligne, à vivre
tout en poursuivant votre vie quotidienne. (http://www.retraitedanslaville.org)
Se laisser façonner par le chemin.
Marcher lentement, avancer. Tout un programme pour nous cette
semaine !
Hier soir, Aude a vomi vers 21h30, après
avoir bassé un dimanche en demi-teinte. Elle s'est d'elle-même
rendu compte que c'était la première fois que cela
arrivait à ce moment de la journée. Elle a malgré
tout trouvé la force de lire à voix rapide les
petits caractères du message que lui a envoyé son
institutrice. Toujours ce paradoxe, ce jeu d'ombres et de lumières
qui accompagne sa maladie, plus encore depuis que cette seconde
récidive est devenue une certitude.
Elle a vomi de manières répétées
durant la nuit et ce matin et se plaint de maux de têtes.
Vieng lui a donné des antidouleurs, que faire d'autre
?
Pendant le déjeuner, Vieng a expliqué
à Xavier et à Antoine que Aude allait peut-être
retourner à l'hôpital, que sa maladie était
grave et qu'il devrait sans doute aller loger chez Bénédicte
ce soir ou un autre jour de la semaine. Antoine, qui comprend
tout si vite, a demandé si elle pouvait en mourir. Vieng
lui a avoué que oui. Xavier, comme d'habitude, n'a rien
exprimé. A l'école, son institutrice que j'ai rencontré
m'a dit avoir remarqué que Xavier n'était pas dans
son assiette dès qu'il est arrivé en classe quelques
minutes auparavant.
Aude vomit de plus en plus régulièrement.
Elle se plaint de douleurs à la tête, au ventre,
à l'épaule. Nous sommes particulièrement
inquièts et craignons que Aude ne vascille dans le coma
si aucun traitement n'est entrepris dans les tous prochains jours.
Nous avons eu le docteur S. au téléphone.
Il n'a pas encore obtenu de réponse de ses collègues
parisiens et propose d'administrer à Aude 1 comprimé
d'Oradexan 1.5 mg 3 fois par jour. Il promet de nous tenir informer
qu'il aura réussi à toucher l'un de ses deux contacts
à l'I.G.R.
Dans l'Espérance,
Philippe et Vieng