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Mars 2004

Lundi 8 mars 2004

La joie du chemin !

 

De part et d'autre, nous recevons de multiples témoignages d'amitiés. Pardonnez-moi si je ne consacre pas de temps à y répondre individuellement. C'est quasi impossible pour moi pour le moment.

Parmi ces témoignages, je voudrais simplement épingler (devrais-je dire clouer sur notre croix ? ) cette prière qu'une amie m'a transmise et que je reprends ici avec l'accord de son auteur. Elle est tirée de la revue Prier de mars 2004 (http://www.prier.org/, mais semble avoir été écrite pour nous, comme le comprendrons ceux qui suivent notre parcours depuis des mois. Elle a pour titre "La joie du chemin". Je vous propose de la méditer avec nous :

Dieu ne nous attend pas seulement là-bas, 
au terme du parcours. 
Mais, il est déjà ici, avec toi, sur le chemin 
que tu as pris pour le rencontrer.
 
Alors, ouvre tes yeux, tes oreilles, tes narines. 
Regarde autour de toi. 
Écoute la route où Dieu te parle. 
Entends le gravier crisser sous tes pas. 

Là, arrête-toi, ou plutôt, non, 
ne t'arrête même pas, 
ce serait encore mettre la main sur le don 
que Dieu veut te faire sur le chemin. 

Marche lentement, avance. 
Entends le gravier crisser sous tes pas. 
Prends la route mais laisse-toi 
façonner par le chemin, 
car c'est le chemin qui fait l'homme 
et le Dieu fait homme s'est fait chemin 
pour que l'homme devienne Dieu.

fr. Xavier Loppinet, o. p.. Animateur d'une de "retraites dans la ville", un site internet qui offre tous ceux d'entre vous qui n'ont pas le temps de faire une pause ou la possibilité de se déplacer, une retraite en ligne, à vivre tout en poursuivant votre vie quotidienne. (http://www.retraitedanslaville.org)

Se laisser façonner par le chemin. Marcher lentement, avancer. Tout un programme pour nous cette semaine !

Hier soir, Aude a vomi vers 21h30, après avoir bassé un dimanche en demi-teinte. Elle s'est d'elle-même rendu compte que c'était la première fois que cela arrivait à ce moment de la journée. Elle a malgré tout trouvé la force de lire à voix rapide les petits caractères du message que lui a envoyé son institutrice. Toujours ce paradoxe, ce jeu d'ombres et de lumières qui accompagne sa maladie, plus encore depuis que cette seconde récidive est devenue une certitude.

Elle a vomi de manières répétées durant la nuit et ce matin et se plaint de maux de têtes. Vieng lui a donné des antidouleurs, que faire d'autre ?

Pendant le déjeuner, Vieng a expliqué à Xavier et à Antoine que Aude allait peut-être retourner à l'hôpital, que sa maladie était grave et qu'il devrait sans doute aller loger chez Bénédicte ce soir ou un autre jour de la semaine. Antoine, qui comprend tout si vite, a demandé si elle pouvait en mourir. Vieng lui a avoué que oui. Xavier, comme d'habitude, n'a rien exprimé. A l'école, son institutrice que j'ai rencontré m'a dit avoir remarqué que Xavier n'était pas dans son assiette dès qu'il est arrivé en classe quelques minutes auparavant.

Aude vomit de plus en plus régulièrement. Elle se plaint de douleurs à la tête, au ventre, à l'épaule. Nous sommes particulièrement inquièts et craignons que Aude ne vascille dans le coma si aucun traitement n'est entrepris dans les tous prochains jours.

Nous avons eu le docteur S. au téléphone. Il n'a pas encore obtenu de réponse de ses collègues parisiens et propose d'administrer à Aude 1 comprimé d'Oradexan 1.5 mg 3 fois par jour. Il promet de nous tenir informer qu'il aura réussi à toucher l'un de ses deux contacts à l'I.G.R.

Dans l'Espérance,

Philippe et Vieng

 
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