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12 novembre 2003

Retour à la maison après 3 jours de cure

 

 

J'ai rejoint Aude à l'hôpital hier mardi en fin d'après-midi.

Elle avait vomi le matin -sous l'effet de la chimiothérapie, évidemment- et Vieng m'a rapporté qu'elle était très fatiguée et un peu dépressive.

Elle s'est en effet mise à pleurer lorsque j'ai éteind la lampe, signe que les médicaments qui lui sont administrés ont un effet dépressif. J'ai rallumé la lumière et s'est endormie quasi dès mon arrivée et a dormi jusque ce mercredi matin vers 9h30, malgré les soins de la nuit prodigué avec discrétion par l'infirmière de garde.

A son réveil, elle a mangé 2 tranches de pain d'épautre, ce qui est beaucoup pour elle, puis a fait un mot croisé adapté à son niveau avec l'institutrice de l'hôpital. Pendant ce temps, le carboplatine coulait au travers de la perfusion.

Les infirmières et la nouvelle assistante du service avaient pris les devant et commandé les médicaments du retour au matin, de sorte qu'elles m'ont averties très tôt que tout était prêt pour le départ de Aude.

Aude a colorié un dessin que lui a offer l'institutrice pour la féliciter de son travail, puis s'est endormie très vite après avoir été un peu grincheuse. Elle s'zst réveillée lorsque Vieng nous a rejoint un peu avant midi. Aude a mangé le repas de pâte d'épeautre et de haricots que Vieng lui avait préparé à la maison puis s'est à nouveau reposé pendant que coulait le VP16.

Aude s'est reposée jusqu'à ce que deux infirmières viennent déconnecter sa perfusion. Ne restait plus qu'a attendre la confirmation de la sortie par l'assistante médicale, ce qui fut réglé dès 14h30.

A noter que les antihémétiques ont permis qu'elle ne vomisse à aucun moment en ma présence.

Tout était prêt côté document et médicaments à emporter. Il n'a alors pas fallu que je demande deux fois à Aude si elle acceptait d'aller à pied jusqu'à la voiture pendant que je prenais en charge ses valises. Elle a même "tiré" elle-même sa valisse d'activité, qui contient des chiers de coloriage, des exercices d'écriture et de calcul, des marqueurs et quelques boîtes de doudou.

Il était près de 15h30 lorsque nous sommes arrivés rue Horizon du Stimont.

L'atmosphère de la maison a rendu le sourire à Aude, tandis que j'allais rechercher nos 3 garnements qui avaient passé l'après-midi chez Bénédicte, l'institutrice de Antoine.

Elle vient seulement d'aller se coucher, après les bains de bouche rituels et la prière du soir en famille.

 

Dans l'Espérance,

 

Philippe et Vieng