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Lundi 24 mars 2003

Intervention chirurgicale : mise en place d'un porth-a-cath

 

Nous sommes partis vers 7 heures de la maison (bouchons obligent). Dans la voiture, Aude chante "un pas suivi d'un autre pas". Mais elle a soudain des nausées et je dois m'arrêter.

Nous étions à l'hôpital avec Aude à jeun dès 8 heures ce matin pour être sûrs de ne pas être en retard. Nous sommes montés à l'unité 67 où la chambre 29 nous a été attribuée.

Pour l'instant, Aude y est seule et un lit d'appoint permettra à l'un de nous, Vieng ou moi, de dormir à côté de Aude.

Mars 2003

Nous nous sommes installés, puis avons eu la visite des infirmières et des médecins pour la prise de note habituelle dans ce genre de situation. Le docteur S. qui prend Aude en charge ici est venu ensuite saluer Aude et lui expliquer le traitement de cette semaine. Il nous a confirmé avoir reçu les consignes de Paris concernant les doses à appliquer, qui seront "classiques maximum" au début.

Une conteuse est ensuite passée dans la chambre raconter 2 ou 3 histoires. Aude était toutefois anxieuse et nauséeuse depuis le matin. Elle n'a pas participé comme elle l'aurait fait en d'autres moments. Le temps a ensuite commencé à s'égrener à attendre. Aude était grincheuse et s'est endormie. L'heure tournait. Aude, réveillée, disait avoir faim, mais devait rester à jeun.

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Aude dessine en attendant qu'on l'appelle en salle d'opération pour placer un port-a-cath

Il était finalement passé 4 heures quand Aude a été appelée à la salle de réveil. Nous avons exceptionnellement pu assister Vieng et moi à sa préparation pour la salle d'opération (normalement, un seul parent est accepté). Puis nous avons confié Aude à l'équipe chirurgicale et à la Providence.

Nous avons retrouvé Aude en salle de réveil vers 18h30. Tout s'était apparemment bien passé. Aude s'est réveillée doucement et s'est plainte de douleurs au niveau de l'intervention, une dizaine de centimètres au-dessus de son coeur. Le portacat est en effet placé dans ses artères en voie centrale et vu la présence du drain qui passe sur son côté droit, il était peu recommandé de le placer en sus de ce côté.

Après administration d'antidouleurs supplémentaires par intraveineuse, Aude s'est endormie. Vieng était inquiète de voir la fréquence respiratoire de Aude descendre vers 12-13-14. L'anesthésiste a gardé Aude un peu plus longtemps en salle de réveil. Il était 19h30 quand nous sommes remontés. Aude avait soif. Elle a bu 2 gorgées d'eau, qu'elle a vomies aussitôt. L'infirmier de garde a dit qu'il était probablement trop tôt.

Il était 20 heures et je devais quitter l'hôpital. Vieng passe la nuit auprès de sa fille. Au téléphone, elle vient de me communiquer que Aude a un peu dormi et est toujours un peu grincheuse (Aude n'a pas voulu me parler). Sa fréquence respiratoire est toujours un peu faible et ne remonte pas, malgré le temps qui passe depuis l'injection. Vieng surveille anxieusement le moniteur. L'infirmière ne manquera pas d'en parler avec un pédiatre si ce paramètre se maintenait aussi bas dans une heure.

Si la nuit se passe bien, la première dose de chimiothérapie devrait être injectée par la voie mise en place vers 9 heures. L'administration prendra environ 1 heure. Ensuite, il restera à surveiller comment Aude supporte cette première administration.

Dans l'Espérance,

Philippe et Vieng