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Mercredi 22 mai 2002

Pleurs et vomissements...

 

Grosse angoisse mercredi dernier. Et alors que je n'ai pas encore pris le temps de vous en parler, voilà que cela recommence ce mercredi après-midi !

Vers minuit et demi, dans la nuit de mardi à mercredi dernier (la nuit du 14 au 15 mai), Aude s'est réveillée en pleurant. Elle avait fait un cauchemar. En pleurant, elle a vomi. Puis s'est rendormie pour se réveiller un peu plus tard. Et ainsi toute la nuit, à vomir, pleurnicher et faire des cauchemars.

Mercredi matin, après avoir consulté notre médecin -le docteur Sebire est déclaré absent par sa secrétaire-, nous avons finalement pris le chemin des urgences de Saint-Luc pour vérifier si le drain ne disfonctionnait pas à nouveau. Les symptômes étaient identiques à ceux de janvier, malgré la forte sinusite de Aude depuis quelques jours.

A peine arrivé aux urgences, l'assistant du docteur Sebire nous prend en charge. Nous savons que nous sommes dans de bonnes mains. Et commence une batterie de tests.

D'abord examen du fonds de l'oeil en ophtalmologie. Ouf, pas d'hypertension intracrânienne détectée de ce côté.

Passage dans le département d'imagerie médicale pour un scanner. Le docteur Saint-Martin nous rassure à moitié : les ventricules n'apparaissent pas dilatés, mais, selon elle, la position du drain est bizarre, par précaution, elle doit la comparer avec les clichés précédents. Aude à ce moment est toujours très coopérante, même si pas du tout en forme. Vieng est toujours inquiète, moi un peu rassuré par le fait qu'il n'y a pas -ou pas encore- de dilatation des ventricules, donc pas de risques de dégâts irréversibles, et que je suis très confiant dans les propos du docteur.

On nous attend déjà en radiologie pour une radio de tout le tracé du drain. On couche Aude sur la table, elle se montre une fois encore très coopérante. On fait 4 ou 5 clichés, de manière à pouvoir suivre tout le tracé du drain. Ces clichés ne montrent aucune anomalie. Il reste à vérifier que du liquide coule dans le drain par échographie. Je taquine d'habitude Aude à propos de ce test, car elle sait que le même procédé est utilisé pour voir si les mamans sont enceintes. Mais Aude n'a pas envie de rire aujourd'hui.

Nous profitons que nous sommes à l'hôpital pour faire encore une examen encéphalographique. Il n'est pas nécessaire pour ce qui nous concerne ce jour, mais il avait été suggéré la semaine précédente par le docteur Bosschi pour s'assurer qu'il n'y avait pas de crises épileptiques résultantes de son opération ou de la défaillance du drain en janvier. Et comme nous sommes à l'hôpital, autant le faire en même temps. Mais là, c'est un peu trop demander à Aude, qui a du mal à contrôler ses appréhensions : elle a horreur du produit à base de sel qu'on met dans les cheveux pour faciliter la conductivité des signaux électriques.

On redescend enfin dans la salle d'attente des urgences, pour une prise de sang et attendre que tous les résultats soient rassemblés.

Comme Aude montre toujours des signes que quelque chose ne va pas, le docteur propose que nous montions dans une chambre à l'étage pour attendre les résultats et observer Aude dans des conditions qui lui seront plus agréables que l'ambiance des urgences.

Nous retrouvons donc finalement l'Unité 81. Il est déjà 16h00 environ. Des infirmières viennent saluer Aude. Je vais lui chercher un coca et quelque chose à grignoter. La pauvre n'a rien mangé depuis le matin. Et soudain, est-ce l'air du 81 comme le disent les infirmières. Aude retrouve son sourire, son esprit coquin, taquine le médecin qui vient la revoir. A n'y rien comprendre.

Comme elle va mieux, nous proposons finalement vers 20h30 au médecin de ne reprendre Aude à la maison. Ce qui est fait.

Depuis une semaine, plus le moindre souci à ce propos. Mais voilà que ce mercredi 22 mai après-midi, alors qu'elle semblait en pleine forme, elle défaille à nouveau, vomit, pleure !

Nous avons prévenu l'hôpital. A titre de prévention, nous avons déjà placé les deux grands chez des amis pour la nuit. Et nous commençons une nouvelle nuit de veille, pour le moment toujours à la maison, et ce, à deux jours du mariage du frère de Vieng !

Dans l'Espérance,

Philippe et Vieng