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Mardi 6 février 2001

Foyer infectieux sur un poumon !

 

L'agenda des dernières séances de radiothérapie a été légèrement modifié hier, de sorte qu'il y aura encore une séance chaque jour de cette semaine, pas de séance lundi et une séance mardi, mercredi, jeudi et vendredi matin.

Aude aura alors reçu le nombre maximum de séances de radiothérapie qu'un enfant de son âge peut subir. Il restera à attendre, si possible en gardant notre sang froid, les clichés de contrôle qui seront effectués dans plusieurs semaines et à espérer que la tumeur aura pu être complètement anéantie par le long traitement que Aude vient de subir.

Sinon ? Mieux vaut ne pas envisager le pire !

Quand Aude pourrait-elle envisager de revenir à la maison ? A l'hôpital, le sujet semble aussi un tabou. On attend la fin du traitement pour prendre une décision.

Il faut aussi prendre en compte la dernière mauvaise nouvelle qui vient de me parvenir, alors que j'étais revenu à la maison pour l'après-midi : comme Aude tousse depuis plusieurs jours maintenant, une radio du thorax a été demandée par l'équipe médicale. Elle a été réalisée cette après-midi et a révélé un foyer infectieux à l'un des poumons. Une analyse de l'infection doit encore être réalisée. Elle déterminera son traitement. Les défenses immunitaires de Aude ont malheureusement été affaiblies par la radiothérapie de la colonne vertébrale, d'où l'extrême précaution que les médecins doivent attacher à la situation !

Vieng et moi accusons en ce moment un contre-coup de tous les événéments de ces derniers jours. Nous sommes aidés de manière extraordinaire par la chaîne d'amitié que vous formez autour de nous, mais il y a toutefois des choses qu'il nous est impossible de vous confier, même à ceux d'entre vous qui sont très proches de nous. Impossible par exemple de charger l'un d'entre vous de la qualité de notre sommeil et un autre de la quantité de celui-ci ! Et Dieu sait si nos nuits sont troublées !

La fatigue nous rend irritables et maladroits. Merci de nous en excuser si vous en êtes témoins à l'une ou l'autre occasion. Et si malencontreusement vous en étiez la victime, pardonnez-nous !

Amitiés

Philippe et Vieng